Comment développer son sens de la répartie ?



Répondre du tac au tac n’est pas un don, mais une aptitude qui se travaille. À condition de se faire confiance et de lâcher prise. Et de ne surtout pas préparer sa réponse…


Situations vécues :

« Quand je maîtrise le sujet et que je sens mon interlocuteur bienveillant, la conversation est fluide et mes réponses fusent. Mais quand je le domine moins, ou que l’enjeu affectif est important, je perds tous mes moyens. Mes émotions me submergent, je n’arrive plus à accéder à mes idées. Je bafouille, dis des banalités, je me trouve “creuse”. La réplique pertinente arrive trois heures plus tard, et je m’en veux. »


Dans une société qui valorise l’humour, la vitesse et l’efficacité, le manque de repartie est considéré, à tort, comme un défaut. C’est d’abord une souffrance pour la personne concernée.


Les différentes raisons de notre manque d'audace ?


On se dévalorise :

L’impression d’être moins intéressant que notre interlocuteur nous incite à rester en retrait. Nous craignons de dire une bêtise, puis nous ruminons de n’avoir pas su nous valoriser et, parfois, de nous être fait humilier sans réagir. « La repartie se gère avec le cerveau droit, spontané et créatif, expliquent Pauline Klein et Olivier Bettach, comédiens et consultants, auteurs de Voilà ce que j’aurais dû dire !(Eyrolles, 2015). Or, quand nous recherchons la performance, ou que nous nous jugeons, nous ne sollicitons que le cerveau gauche, plus rationnel mais aussi plus lent. Pour être créatif, il faut prendre des risques. »


On a peur des conséquences de nos propos :

Nous hésitons parfois à riposter, par peur des représailles au travail. Néanmoins, il faut savoir remettre à sa place un collègue s’il s’est montré dévalorisant, en reconnaissant, par exemple, qu’il a raison sur le fond mais pas sur la forme. En famille ou avec des amis, il arrive aussi que l’on se bride, de crainte que nos saillies soient mal perçues.


Le poids de notre éducation :

Il existe des familles où l’on se vanne en permanence, juste pour le plaisir du verbe et d’autres où l’on ne parle jamais de ce qui fâche. Les personnes qui manquent de repartie sont souvent douées d’empathie car elles prennent le temps d’écouter les autres. Elles sont peut-être moins drôles mais plus réfléchies. Les introvertis seraient même, plus que les extravertis, capables de clouer le bec aux bavards qui, au fond, n’écoutent qu’eux-mêmes.


Nos recommandations pour progresser :

Avoir une écoute attentive Trouver le bon mot au bon moment nécessite une écoute totale : celle des paroles, mais aussi de la voix, de l’expression, etc., qui complètent le message. L’écoute attentive nous oblige à être réceptifs au moment présent, elle nous empêche d’anticiper et réveille notre créativité.

Renoncer à tout contrôler La repartie implique de relativiser le jugement des autres et de renoncer à tout contrôler. Bref, de prendre le risque de se planter, et d’en rire. Plus je me décontracte, plus les idées sortent d’elles-mêmes. Une bonne repartie n’est pas un règlement de comptes, elle doit inviter l’autre à poursuivre le dialogue.

Faire de l'improvisation La repartie est une gymnastique intellectuelle. Quelques exercices permettent de se dérouiller : dès que l’on entend un mot, en trouver un qui rime ; réciter un monologue à partir de mots choisis au hasard…

Les cours ou stages d'improvisation vous permettent de sortir de votre zone de confort et de vous entrainer à répondre du tac au tac dans diverses situations.

Commencez par un cours débutant pour y aller en douceur et prendre confiance en vous puis laissez-vous guider par l'énergie du groupe !


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